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Dr Avigaël Medina

Parodontologie

Parodontologie dans les Yvelines : traiter les maladies des gencives et le déchaussement

Des gencives qui saignent, des dents qui paraissent plus longues ou qui bougent : ces signes concernent le parodonte, les tissus qui soutiennent vos dents. En parodontologie, au cabinet du Dr Medina à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines), nous commençons par un bilan parodontal complet pour nommer le problème, puis nous le traitons par étapes.

Cabinet du Dr Avigaël Medina, chirurgien-dentiste · Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) · nous contacter

Vue à travers la verrière blanche vers une salle de soins du cabinet.

L’essentiel

  • Le saignement des gencives n’est pas normal : c’est le premier signe d’une inflammation, le plus souvent une gingivite réversible.
  • La parodontite détruit progressivement l’os qui tient les dents. Elle évolue souvent sans faire mal, d’où des diagnostics tardifs.
  • Le traitement suit des étapes : hygiène, détartrage-surfaçage, réévaluation, chirurgie si besoin, puis maintenance. L’objectif est d’arrêter la progression et de conserver vos dents.
  • Hors diabète, la parodontologie est peu remboursée par l’Assurance Maladie. Un devis écrit vous est remis avant tout traitement.

Gingivite et parodontite : comprendre la maladie des gencives

Le parodonte désigne l’ensemble des tissus qui soutiennent la dent : la gencive, l’os alvéolaire, le ligament et le cément. Quand la plaque bactérienne s’accumule au bord de la gencive, celle-ci s’enflamme. C’est la gingivite : une gencive rouge, gonflée, qui saigne au brossage. À ce stade, l’atteinte est réversible.

Chez les personnes prédisposées, la gingivite non traitée peut évoluer en parodontite. L’inflammation gagne alors l’os et le ligament, qui se détruisent peu à peu. La gencive se décolle de la dent et forme des poches où les bactéries s’installent. Les dents semblent s’allonger, puis bougent. Selon l’OMS (2022), la parodontite sévère concerne environ 19 % des adultes dans le monde.

La classification de 2018, en langage simple

Depuis 2018, la parodontite se décrit par un stade et un grade. Le stade, de I à IV, mesure la sévérité : os perdu, profondeur des poches, dents déjà perdues. Le grade, de A à C, estime la vitesse d’évolution et tient compte du tabac et du diabète. Ces repères guident le traitement et le rythme du suivi.

Les signes d’alerte

La parodontite progresse le plus souvent de façon silencieuse. La douleur arrive tard, quand l’os a déjà beaucoup diminué. Il vaut donc mieux consulter dès les premiers signes, même discrets.

  • Saignement au brossage, au passage du fil ou spontané
  • Gencives rouges, gonflées ou au contraire rétractées
  • Mauvaise haleine persistante malgré le brossage
  • Dents qui paraissent plus longues, espaces noirs entre les dents
  • Sensibilité au froid à la base des dents (les collets)
  • Dent qui bouge ou qui change de position
  • Abcès de la gencive

Facteurs de risque et santé générale

La plaque bactérienne est le point de départ, mais tout le monde ne développe pas une parodontite. Le tabac est le premier facteur modifiable : il aggrave la maladie et réduit la réponse au traitement. Un diabète déséquilibré, une prédisposition familiale, le stress, certains médicaments, la grossesse ou une respiration par la bouche jouent aussi un rôle, de même que des restaurations débordantes qui retiennent la plaque.

Gencives et santé générale : ce que disent les études

Les études publiées montrent une association entre la parodontite et plusieurs maladies générales : le diabète, les maladies cardiovasculaires et certaines complications de la grossesse. Il s’agit d’une association, pas d’une causalité démontrée dans tous les cas. Le lien avec le diabète va dans les deux sens : le diabète favorise la parodontite, et la parodontite gêne l’équilibre glycémique.

Chez les personnes diabétiques, le traitement parodontal améliore cet équilibre : les méta-analyses rapportent une baisse de l’HbA1c d’environ 0,3 à 0,4 point à 3 ou 4 mois. C’est pourquoi nous travaillons, avec votre accord, en lien avec votre médecin traitant. Pendant la grossesse, le suivi des gencives est recommandé.

Le bilan parodontal

Le bilan parodontal est la première étape. Il dure 45 à 60 minutes. Nous mesurons avec une sonde graduée la profondeur de l’espace entre la gencive et la dent, en six points par dent. Nous notons les saignements, la mobilité des dents et la quantité de plaque. Des radiographies montrent le niveau de l’os. Nous recherchons aussi vos facteurs de risque : tabac, diabète, traitements en cours.

Vous repartez avec votre relevé (le « charting »), un diagnostic exprimé en stade et grade, et un devis écrit détaillé. Vous pouvez prendre le temps de réfléchir avant de commencer. Ce rendez-vous se prépare comme toute première consultation au cabinet : apportez vos radiographies récentes et la liste de vos traitements.

Les traitements, étape par étape

Le traitement de la parodontite suit les recommandations européennes de 2020 (EFP). Il se déroule en étapes successives, chacune conditionnant la suivante. Le détail du déroulement, des suites et des honoraires est décrit sur la page consacrée au traitement de la parodontite.

  1. Étape 1 : Contrôle de la plaque et des facteurs de risque

    Technique de brossage adaptée, brossettes interdentaires choisies pour chaque espace, détartrage au-dessus de la gencive, correction des restaurations qui retiennent la plaque. Accompagnement vers l’arrêt du tabac et coordination avec votre médecin si vous êtes diabétique.

  2. Étape 2 : Détartrage-surfaçage radiculaire

    Nettoyage en profondeur des racines sous la gencive, par ultrasons et instruments fins, sous anesthésie locale. En 2 à 4 séances de 45 à 90 minutes, par secteur ou en bouche complète sur 24 à 48 heures. Les antibiotiques ne sont pas systématiques : la HAS les réserve à des formes précises.

    2 à 4 séances

  3. Étape 3 : Réévaluation

    Nouveau sondage 8 à 12 semaines plus tard. Dans la majorité des cas, les poches se réduisent et le saignement disparaît.

    8 à 12 semaines après

  4. Étape 4 : Chirurgie parodontale, si nécessaire

    Si des poches profondes persistent (6 mm ou plus), une intervention sous anesthésie locale permet de nettoyer sous contrôle visuel, de remodeler l’os ou, dans certains défauts, de tenter une régénération. Les récessions localisées relèvent d’une autre intervention, la greffe de gencive.

  5. Étape 5 : Maintenance

    Visites tous les 3 à 6 mois selon votre risque. C’est l’étape qui conditionne la stabilité à long terme.

Ce que le traitement ne fait pas

Le traitement vise à arrêter la progression de la maladie, ce qu’il obtient dans la majorité des cas avec une maintenance régulière ; il ne reconstruit pas l’os perdu, sauf dans certains défauts où une régénération est possible. Après le surfaçage, la gencive dégonfle et se rétracte : les dents paraissent plus longues. C’est la conséquence de la maladie, pas du soin. Les dents très mobiles peuvent devoir être extraites. Bains de bouche, probiotiques ou laser ne remplacent pas le nettoyage mécanique.

Parodonte et implants dentaires

Un implant se pose dans l’os, au milieu des gencives. Si une parodontite est active, les bactéries présentes menacent l’implant comme elles menacent les dents. C’est pourquoi un assainissement parodontal précède toute pose d’implants dentaires au cabinet : on traite d’abord la maladie, on stabilise, puis on remplace les dents manquantes.

Une personne qui a eu une parodontite reste plus exposée à la péri-implantite, l’inflammation qui détruit l’os autour d’un implant. La maintenance régulière est donc indispensable après la pose. Autour d’un implant, une gencive épaisse et ferme facilite l’hygiène ; une greffe de gencive peut être proposée quand elle est fine.

La maintenance parodontale : le suivi qui fait la différence

Une fois la parodontite stabilisée, le travail continue. La maintenance, appelée aussi thérapeutique parodontale de soutien, consiste en des visites tous les 3 à 6 mois selon votre risque. À chaque séance, nous sondons les gencives, nettoyons les zones difficiles d’accès et ajustons vos gestes d’hygiène. Sans ce suivi, la récidive est la règle.

Le détartrage simple de ces séances est pris en charge, comme pour les soins dentaires courants. Les actes de maintenance parodontale au-delà ne le sont pas.

Honoraires et remboursement

Hors patients diabétiques, la parodontologie est hors nomenclature : l’Assurance Maladie ne la rembourse pas et les honoraires sont libres. De nombreuses complémentaires santé prévoient un forfait parodontologie, de l’ordre de 100 à 600 € par an. Les fourchettes ci-dessous sont indicatives, constatées en Île-de-France en 2026 ; ce ne sont pas les honoraires du cabinet, qui figurent sur votre devis écrit. Les honoraires et bases de remboursement des actes courants sont présentés sur une page dédiée ; pour une question avant de venir, vous pouvez contacter le cabinet.

Fourchettes indicatives constatées en Île-de-France (2026)
ActeFourchette indicativeRemboursement Assurance Maladie
Bilan parodontal60 à 150 €BR 50 €, remboursé seulement si diabète
Détartrage-surfaçage, bouche complète600 à 1 200 €Non remboursé (sauf diabète, par sextant)
Chirurgie parodontale, par secteur300 à 900 €Non remboursé
Régénération, par site500 à 1 200 €Non remboursé
Greffe de gencive, par site400 à 1 000 €Non remboursé
Séance de maintenance40 à 120 €Détartrage simple remboursé (BR 28,92 €)

La formation de la praticienne

Le Dr Avigaël Medina est chirurgien-dentiste omnipraticienne. Sa pratique est orientée vers la parodontologie et l’implantologie. Elle est titulaire d’un certificat d’études supérieures (CES) de parodontologie, diplôme universitaire national, et d’un diplôme universitaire (DU) de parodontologie et implantologie, formation universitaire complémentaire, qui ne constitue ni une spécialité ni un diplôme reconnu par le Conseil national de l’Ordre.

La parodontologie n’est pas une spécialité reconnue par l’Ordre des chirurgiens-dentistes. Les seules spécialités reconnues en odontologie sont l’orthopédie dento-faciale, la chirurgie orale et la médecine bucco-dentaire. Il s’agit donc d’une pratique pour laquelle la praticienne s’est formée à l’université, non d’un titre. Son parcours et ses formations sont détaillés sur sa page.

Questions fréquentes

Peut-on arrêter le déchaussement des dents ?

Dans la majorité des cas, oui. Le traitement parodontal supprime l’inflammation et stabilise le niveau de l’os, à condition de suivre la maintenance. En revanche, l’os déjà perdu ne repousse pas spontanément ; une régénération n’est possible que sur certains défauts. L’objectif réaliste est de conserver vos dents le plus longtemps possible.

Le surfaçage fait-il mal ?

Le détartrage-surfaçage se fait sous anesthésie locale, qui supprime la douleur pendant le geste dans la grande majorité des cas ; vous pouvez sentir des vibrations et une pression. Les jours suivants, une sensibilité au froid est fréquente ; elle dure 2 à 6 semaines et un dentifrice désensibilisant la limite. Un saignement discret pendant 24 heures est normal.

La parodontologie est-elle remboursée ?

Très peu. Hors diabète, le bilan et le surfaçage sont hors nomenclature : l’Assurance Maladie ne les rembourse pas. Chez les patients diabétiques, le bilan (base 50 €) et l’assainissement par sextant sont pris en charge. Le détartrage simple reste remboursé pour tous. De nombreuses complémentaires proposent un forfait parodontologie annuel.

Peut-on poser des implants quand on a une parodontite ?

Oui, mais pas tout de suite. Il faut d’abord traiter et stabiliser la maladie, car les bactéries qui attaquent les dents attaquent aussi les implants. Une fois les gencives assainies, la pose devient possible, avec une maintenance renforcée : le risque de péri-implantite reste plus élevé chez les personnes ayant eu une parodontite.

La parodontite est-elle contagieuse ?

Pas au sens habituel du terme. Les bactéries de la plaque se transmettent par la salive, mais la maladie dépend surtout de la réaction de chaque personne : tabac, diabète, prédisposition familiale, hygiène. Vivre avec une personne atteinte ne suffit pas à déclencher la maladie : votre propre terrain et vos facteurs de risque comptent davantage. Si vous avez des signes, un bilan permet de faire le point.

Prendre rendez-vous pour un bilan parodontal

Vos gencives saignent ou vos dents bougent ? Un bilan parodontal de 45 à 60 minutes permet de poser un diagnostic et de vous proposer un plan de traitement écrit. Prenez rendez-vous en ligne ou appelez le 01 30 54 77 78 ; toutes les façons de contacter le cabinet sont réunies sur une page.

Urgence dentaire ? Appelez-nous pendant les horaires d’ouverture : nous vous donnons une consigne et, selon les disponibilités, un créneau.

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