Occlusodontie
Occlusodontie dans les Yvelines : douleurs de mâchoire, bruxisme et troubles de l’occlusion
Mâchoire qui craque ou fait mal, dents qui s’usent, maux de tête au réveil : votre occlusion et vos muscles masticateurs peuvent être en cause. Voici comment nous les examinons en occlusodontie au cabinet du Dr Avigaël Medina, à Montigny-le-Bretonneux, dans les Yvelines.
Cabinet du Dr Avigaël Medina, chirurgien-dentiste · Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) · nous contacter

L’essentiel
- L’occlusodontie étudie les contacts entre vos dents, vos muscles masticateurs et vos articulations temporo-mandibulaires (ATM).
- Motifs fréquents : douleurs ou craquements de mâchoire, bruxisme, usure des dents, maux de tête.
- Un bilan occlusal d’abord, puis des moyens réversibles : conseils, exercices, gouttière, kinésithérapie. Rien n’est systématique.
- L’occlusodontie n’est pas une spécialité reconnue : le Dr Medina, omnipraticienne, a une activité orientée vers ce domaine.
Qu’est-ce que l’occlusodontie ?
L’occlusodontie s’intéresse à l’occlusion, c’est-à-dire à la façon dont les dents du haut et du bas entrent en contact, et à ce qui la fait fonctionner : les muscles de la mastication et les deux articulations de la mâchoire. On parle de dysfonctionnements temporo-mandibulaires (DTM) quand cet ensemble fait mal, fait du bruit ou fonctionne mal.
Occlusion, articulation temporo-mandibulaire et muscles
L’articulation temporo-mandibulaire (ATM) se situe devant chaque oreille et relie la mâchoire inférieure au crâne ; un disque, le ménisque, s’interpose entre les deux os. Les muscles masticateurs (masséter, temporal, ptérygoïdiens) font bouger la mâchoire et serrent les dents ; trop sollicités, ils fatiguent et deviennent douloureux.
« Occlusodontiste » : un terme d’usage, pas une spécialité reconnue
Le mot « occlusodontiste » désigne couramment un chirurgien-dentiste qui s’occupe de ces troubles. Il ne correspond à aucun titre : les seules spécialités reconnues en odontologie sont l’orthopédie dento-faciale, la chirurgie orale et la médecine bucco-dentaire. L’occlusodontie est une orientation de pratique, exercée dans le cadre de l’omnipratique.
Quand consulter ?
Un bilan se justifie quand l’un de ces signes persiste au-delà de quelques semaines ou gêne votre quotidien. Les DTM douloureux touchent 5 à 12 % de la population, surtout entre 20 et 45 ans.
Douleurs ou craquements de mâchoire
Douleur devant l’oreille, à la mastication ou au réveil, claquement à l’ouverture, mâchoire qui dévie. Un claquement isolé, non douloureux, est courant et souvent sans gravité ; voir la page sur les douleurs de l’articulation temporo-mandibulaire.
Bruxisme et usure des dents
Serrer ou grincer des dents s’appelle le bruxisme. Il use l’émail, fêle des dents et fatigue les muscles ; notre page sur le bruxisme explique comment le reconnaître.
Maux de tête et tensions
Céphalées de tension aux tempes, surtout le matin, et tensions cervicales accompagnent souvent le serrement nocturne. D’autres causes existent : un avis médical reste nécessaire si elles sont nouvelles.
Blocages
Une mâchoire qui se bloque demande une consultation rapide ; un blocage bouche ouverte qui ne cède pas relève de l’urgence.
Inconfort après une prothèse ou un soin
Une couronne récente qui « gêne », une dent qui touche avant les autres : un contrôle de l’occlusion est utile.
Le bilan occlusal au cabinet
Le bilan occlusal dure 45 à 60 minutes dans la majorité des cas. Il vise à nommer ce qui se passe, à écarter ce qui relève d’un autre professionnel et à fixer avec vous des objectifs réalistes.
Étape 1 : Entretien
Histoire de la douleur, sommeil, stress, habitudes, traitements en cours, selon un questionnaire du type DC/TMD, référence internationale pour les DTM.
Étape 2 : Examen
Palpation des muscles masticateurs et cervicaux, mesure de l’ouverture (normale à partir de 40 mm), bruits articulaires, puis examen des dents : usures, fêlures, mobilités.
Étape 3 : Analyse de l’occlusion
Contacts étudiés en bouche et, si besoin, sur des modèles issus d’une empreinte optique, montés sur articulateur (appareil reproduisant les mouvements de la mâchoire).
Étape 4 : Imagerie si besoin
Panoramique au cabinet ; cone beam (radiographie en trois dimensions) ou IRM seulement si l’on suspecte une atteinte osseuse ou du disque.
Étape 5 : Explications et plan
Mécanisme probable, conseils et auto-exercices remis par écrit, devis si une gouttière est indiquée.
Les traitements : des moyens réversibles d’abord
Les recommandations françaises de 2016 (orthèses occlusales, avec le Collège national d’occlusodontologie) et les revues internationales convergent : des moyens conservateurs et réversibles d’abord, car une large part des symptômes s’améliore spontanément en quelques semaines à quelques mois.
Conseils et autogestion
Comprendre ce qui se passe est déjà un traitement. Consignes écrites : relaxation (« lèvres jointes, dents desserrées »), exercices d’ouverture, chaleur humide, repérage du serrement de jour. Un antalgique ou un myorelaxant court peut être prescrit.
Gouttière occlusale sur mesure
L’orthèse occlusale, dite gouttière occlusale, est un appareil rigide sur mesure porté surtout la nuit. Elle répartit les contacts, détend les muscles et protège les dents, sans guérir le bruxisme ; elle n’est pas systématique.
Kinésithérapie et prise en charge pluridisciplinaire
La kinésithérapie maxillo-faciale, sur prescription, est un traitement de première intention. Si nécessaire, nous vous orientons vers un kinésithérapeute, un médecin ORL, un médecin du sommeil ou un psychologue, en lien avec votre médecin traitant ; l’ostéopathie peut compléter, avec un faible niveau de preuve.
Équilibration occlusale : une place limitée
Retoucher l’émail pour modifier les contacts est irréversible. La revue Cochrane de Koh et Robinson n’a trouvé aucune preuve que l’équilibration traite ou prévienne les DTM. Nous la réservons à des situations précises (interférence après une restauration, stabilisation avant ou après une prothèse), après analyse sur articulateur et test réversible.
Orthodontie ou prothèse quand c’est nécessaire
Elles ne se décident pas pour « soigner » un DTM, mais pour leurs indications propres : dents absentes, usure avancée, malposition gênante, une fois les symptômes stabilisés.
Occlusion et autres traitements : implants, facettes, aligneurs
Une prothèse ou une restauration doit s’intégrer dans la façon dont vous fermez et mâchez ; l’analyse de l’occlusion précède donc de nombreux traitements, prothétiques, esthétiques ou orthodontiques.
L’occlusion et les prothèses sur implants sont étudiées ensemble : un implant n’a pas le ligament qui amortit les contacts sur une dent naturelle, et un serrement nocturne négligé expose la prothèse à des fractures ou à des dévissages. Chez un patient qui grince, une protection nocturne est souvent conseillée.
L’usure et la restauration esthétique vont de pair : des dents raccourcies par le bruxisme peuvent être restaurées, par exemple par des facettes en céramique, à condition d’avoir pris en charge la cause de l’usure. Sinon, les restaurations s’usent à leur tour.
Un traitement par aligneurs transparents modifie les contacts : un contrôle de l’occlusion en fin de traitement, puis à distance, est utile. L’orthodontie n’est pas pour autant un traitement des DTM.
Ce que l’occlusodontie ne promet pas
L’honnêteté fait partie du soin. Voici ce que les données actuelles ne permettent pas d’affirmer ; ces limites vous sont expliquées lors du bilan, pour que vous sachiez ce que la prise en charge peut changer et ce qu’elle ne changera pas.
- Acouphènes, oreille bouchée : parfois associés à un DTM, sans lien de cause à effet constant. À explorer d’abord par un ORL ; une amélioration est possible, pas promise.
- Posture, douleurs de dos, vertiges : relations débattues et peu démontrées. Aucun traitement occlusal n’est proposé pour corriger une posture.
- Maux de tête : les céphalées de tension liées au serrement peuvent s’améliorer ; migraines et autres céphalées relèvent d’un avis médical.
- Guérison du bruxisme : c’est un comportement lié au sommeil et au stress. On protège les dents et on réduit ses conséquences ; on ne le supprime pas.
- Meulage des dents : aucune preuve que l’équilibration occlusale traite ou prévienne les DTM. Elle n’est pas proposée dans ce but.
Honoraires et remboursement
Fourchettes indicatives constatées en Île-de-France en 2026 ; les honoraires du cabinet figurent sur votre devis écrit. Seul ce devis personnalisé fait foi : il est remis par écrit avant tout acte atteignant 70 € ou comportant un dispositif sur mesure, comme une gouttière.
| Acte | Honoraires constatés | Assurance Maladie |
|---|---|---|
| Consultation (tarif conventionnel) | 23 € | Base 23 €, remboursée à 60 % (13,80 €) |
| Bilan occlusal approfondi | 23 à 150 € selon la durée | Partie hors nomenclature non remboursée |
| Orthèse occlusale rigide sur mesure (HBLD018) | 300 à 600 € | Base 172,80 €, remboursée à 60 % (103,68 €) |
| Montage sur articulateur | Selon le devis | Non remboursé |
| Équilibration occlusale | 100 à 400 € par séance | Non remboursée |
| Kinésithérapie maxillo-faciale | Sur prescription | Remboursée |
La praticienne : une activité orientée vers l’occlusodontie
Le Dr Avigaël Medina est chirurgien-dentiste omnipraticienne à Montigny-le-Bretonneux, au cœur de Saint-Quentin-en-Yvelines. Son activité est orientée vers l’occlusodontie, dans le cadre de l’omnipratique : elle reçoit les patients qui souffrent de la mâchoire, serrent ou grincent des dents, et relie ce bilan aux autres soins dentaires.
L’occlusodontie n’est pas une spécialité reconnue : les seules spécialités reconnues en chirurgie dentaire sont l’orthopédie dento-faciale, la chirurgie orale et la médecine bucco-dentaire. Les diplômes de la praticienne, en parodontologie, en biomatériaux et en implantologie, sont présentés avec son parcours et ses formations ; son DU de parodontologie et implantologie est une formation universitaire complémentaire, qui ne constitue ni une spécialité ni un diplôme reconnu par le Conseil national de l’Ordre.
Si nécessaire, nous vous orientons vers un kinésithérapeute formé à la sphère maxillo-faciale, un médecin ORL ou un médecin du sommeil, en lien avec votre médecin traitant. Pour toute question avant de prendre rendez-vous, vous pouvez contacter le cabinet.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un occlusodontiste ?
Dans le langage courant, un chirurgien-dentiste qui s’occupe des troubles de l’occlusion, des muscles masticateurs et des articulations de la mâchoire. Ce n’est pas un titre : l’occlusodontie n’est pas une spécialité reconnue, mais une orientation de pratique dans le cadre de l’omnipratique.
Quel professionnel consulter pour une douleur à la mâchoire ?
Un chirurgien-dentiste dont la pratique est orientée vers l’occlusodontie examine dents, muscles et articulations et coordonne la prise en charge. Selon le cas, il oriente vers un kinésithérapeute maxillo-facial, un ORL, un chirurgien maxillo-facial ou votre médecin. Traumatisme, blocage persistant ou fièvre demandent un avis médical rapide.
Faut-il toujours une gouttière après un bilan occlusal ?
Non. Le bilan cherche d’abord la cause. Les douleurs de mâchoire évoluent souvent favorablement avec des conseils, des exercices et la gestion du serrement dans la journée. Une gouttière occlusale sur mesure est proposée quand elle apporte un bénéfice, par exemple en cas de bruxisme du sommeil avec usure ou douleurs au réveil. Rien n’est systématique.
Combien de temps dure un bilan occlusal ?
Dans la majorité des cas, 45 à 60 minutes. Le bilan comprend un entretien sur la douleur, le sommeil et les habitudes, puis un examen des muscles, des articulations et des dents. Vous repartez avec une explication et des conseils écrits. Si une gouttière occlusale est indiquée, un devis vous est remis.
Combien de séances faut-il ?
Dans la majorité des cas : un bilan, puis 4 à 12 semaines de conseils et d’exercices, avec une gouttière si elle est indiquée. Celle-ci demande une empreinte, une pose avec réglage, un contrôle à 2 à 4 semaines et une réévaluation à 3 mois.
Le stress est-il responsable de mes douleurs de mâchoire ?
Stress, anxiété et troubles du sommeil sont fortement associés au serrement des dents et aux douleurs musculaires, sans en être la seule cause : les DTM sont plurifactoriels. En parler ne signifie pas que la douleur est imaginaire ; cela ajoute la gestion du stress aux traitements.
Pour aller plus loin
- Bruxisme : grincements et serrements de dentsReconnaître le bruxisme du sommeil et de l’éveil, ses conséquences et sa prise en charge.
- Gouttière occlusaleRôle, fabrication, port, entretien, honoraires et remboursement de l’orthèse occlusale sur mesure.
- Douleurs de mâchoire et ATMComprendre les dysfonctionnements temporo-mandibulaires, savoir quand consulter et qui consulter.
- Honoraires et remboursementsStatut conventionnel, bases de remboursement et déroulement du devis au cabinet.
- Votre première consultationCe qu’il faut apporter, la durée du rendez-vous et le temps d’explication prévu.
Sources et références
- SFSCMFCO / Collège national d’occlusodontologie et al. — Recommandations de bonne pratique : orthèses occlusales et DTM (2016) (nouvelle fenêtre)
- Koh H, Robinson PG — Occlusal adjustment for treating and preventing temporomandibular joint disorders (Cochrane) (nouvelle fenêtre)
- Lobbezoo F et al. — International consensus on the assessment of bruxism (J Oral Rehabil 2018) (nouvelle fenêtre)
- Prévalence des dysfonctionnements temporo-mandibulaires — revue 2025 (nouvelle fenêtre)
- Assurance Maladie — Tarifs et remboursements des soins dentaires (actes CCAM, dont le plan de libération occlusale) (nouvelle fenêtre)
- Légifrance — Code de la santé publique : information sur les coûts (L.1111-3) et code de déontologie des chirurgiens-dentistes (nouvelle fenêtre)
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un examen clinique. Les décisions de traitement se prennent en consultation, après information sur les bénéfices, les risques et les alternatives.
Prendre rendez-vous pour un bilan occlusal
Mal à la mâchoire, dents qui s’usent, grincements entendus par votre entourage ? Un bilan occlusal permet de nommer ce qui se passe et de décider ensemble des premières mesures. Prenez rendez-vous au 01 30 54 77 78 ou en ligne.
Urgence dentaire ? Appelez-nous pendant les horaires d’ouverture : nous vous donnons une consigne et, selon les disponibilités, un créneau.
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